Présentation

Description

Quatre personnages : une femme blanche, un homme noir, un jeune homme bleu et sa mère. Quatre lieux : un dispensaire dans la jungle, un cabinet de psychanalyste, un appartement montréalais et une terrasse de café. En toile de fond, la mère, les peines d'amour et l'Afrique. Chaque personnage se présente avec une histoire impossible à croire dans un univers où, vraisemblablement, tout est encore possible. Cette série de récits architecturés sous forme de pièce trouvera son point culminant entre une femme blanche et un homme noir que seule l'écriture peut inventer.

Dans cette création, Les Deux mondes explore un genre rarement transposé au théâtre. Courant dans la littérature, le récit fantastique demeure marginal dans la dramaturgie québécoise. Lise Vaillancourt propose ici une œuvre contemporaine qui mêle humour et angoisses dans un univers hors du commun.

 

Mot de l'auteur

De l'écriture, je sais qu'il y a des zones où je peux m'égarer dangereusement et d'autres lieux d'où je reviens les bras pleins de cadeaux. Je sais que mon esprit est un voyageur enthousiaste qui adore les excursions, que tous les jours et même la nuit, il est prêt à partir pour explorer de nouveaux territoires. Je sais que les mots naissent des mots. Au contraire de la croyance populaire, aucune œuvre ne naît d'une feuille ou d'une toile blanche. L'œuvre naît de gestes ou de mots nourris de multiples gestes et d'innombrables mots tracés inlassablement. Je sais que la paix et la joie sont à préserver pour continuer d'écrire, que pour ce faire, je dois échapper à l'insupportable qui confine très souvent à l'ennui. Ce que je ne sais pas, c'est la pièce que je suis en train d'écrire. Je veux dire, je sais ce que je suis en train d'écrire, mais je soupçonne rarement ce qui va surgir. Dans le cas de cette pièce, tout est parti d'un voyage extravagant que j'ai fait en Afrique en 1990. Mais au moment où je commence à écrire la pièce, je ne sais pas que ce voyage va refaire surface. Au début de cette pièce, je tombe sur une femme blanche en mission au Congo qui se découvre une bosse au sein. La pièce s'enchaîne avec un écrivain congolais dans un cabinet de psychanalyste à Montréal. L'angoisse de la mort de cette femme m'entraîne sur le sujet de la mère, puis l'homme noir me mène à ses peines d'amour et la peine d'amour me fait déboucher sur l'Afrique...

Tout est encore possible s'est présenté comme une série de monologues. Chaque personnage est venu raconter une histoire absolument impossible à croire. Cette pièce aurait pu se titrer Les Incroyables. Mais j'ai voulu garder le titre Tout est encore possible. Car pour moi, il a fait naître un suspense, m'a tenue en haleine durant toute l'écriture de cette pièce afin de trouver ce qui était encore possible pour préserver le voyage enthousiaste de l'esprit.

Lise Vaillancourt

 

Mot du metteur en scène

Histoires de rencontres

Aux Deux Mondes, chaque création commence par une histoire de rencontre et de coup de cœur artistique. Voici une histoire entre une auteure et un metteur en scène qui démontre que tout est encore possible car elle s'échelonne sur trois décennies...

C'est en 1979 que Lise Vaillancourt et moi faisons connaissance. La compagnie était alors installée à Longueuil et sa directrice Monique Rioux, dont j'étais l'assistant, y offrait des ateliers aux artistes intéressés à différentes techniques d'écriture. Parmi ceux-ci, Lise Vaillancourt. Elle dira plus tard que ces ateliers ont été déterminants dans son choix d'écrire pour le théâtre.

Elle et moi avons ensuite évolué en parallèle dans nos entreprises respectives. Puis, le hasard nous réunit, en novembre 1990, sur le « 5 février 1979 », le bateau du président congolais, pour une expédition au cœur de l'Afrique noire avec une centaine d'artistes et de scientifiques issus de plusieurs pays francophones d'Europe et d'Afrique, et du Québec, venus partager et découvrir, sur les rives du fleuve, des villes et des villages peu fréquentés. Parmi les Québécois, on retrouve notamment les auteurs Normand Canac-Marquis et Anne Legault, et le compositeur et codirecteur artistique des Deux Mondes, Michel Robidoux. Durant un mois, nous remontons le fleuve Congo puis la rivière Oubangui, en partant de Brazzaville en République du Congo, pour nous rendre jusqu'à Bangui, en Centrafrique. Ce fut un voyage épique, aussi troublant qu'exaltant. Et personne n'est revenu totalement indemne de cette rencontre avec l'Afrique.

Au printemps 2007, j'entre en contact avec Lise car j'ai depuis longtemps le goût de lui proposer un spectacle aux Deux Mondes. Elle me dit être animée par le désir d'écrire de courtes pièces, des brèves comme elle les nomme, qui soient à la fois autonomes mais qui puissent se répondre. Elle me propose un manuscrit, inachevé mais au titre prédestiné : Tout est encore possible.

C'est le printemps, la ville est sale, mon auto aussi. Dans la file d'attente d'un lave-auto, en bordure de la 40, je commence à lire le texte. Je le termine, abasourdi, dans une voiture rutilante. Trente ans après notre première rencontre et vingt après le choc africain, il y a jonction entre les mots et la vie ; c'est un coup de foudre qui se répand comme une traînée de poudre et gagne la troupe. Une lecture est organisée qui confirme le potentiel de l'œuvre en devenir. Tout est encore possible devient, dès lors, réalité.

Daniel Meilleur
Metteur en scène et codirecteur artistique des Deux Mondes

 

Public visé

Adultes

 

Durée

1h20, sans entracte

 

Langue

Français

 

Équipe de recherche et de création

Texte Lise Vaillancourt
Mise en scène Daniel Meilleur
Assistance à la mise en scène Annie Lalande
Interprétation Louise Bombardier, Widemir Normil, Émile Proulx-Cloutier, Lise Vaillancourt
Conception visuelle Guy Fortin, Daniel Meilleur, Yves Dubé
Accessoires Guy Fortin
Costumes Michèle Hamel
Éclairages Lucie Bazzo
Musique originale et son Michel Robidoux
Maquillages et perruques Florence Cornet
Affiche Catherine Lepage
Production : Les Deux Mondes

 

Équipe de tournée

7 à 8 personnes : 4 interprètes, 2 techniciens, 1 metteur en scène, 1 direction de tournée

Vidéo

Photos

Calendrier

Création

Du 3 au 21 novembre 2009

Théâtre d'Aujourd'hui

3900, rue Saint-Denis, Montréal (Québec) Canada

Horaire

Les mardis à 19h
Du mercredi au samedi à 20h
Le dimanche 15 novembre à 15h

Relâche : les lundis et le dimanche 8 novembre
Rencontre avec l'équipe de production
à l'issue de la représentation du mercredi 11 novembre

Une production Les Deux Mondes en codiffusion avec le Théâtre d'Aujourd'hui.

 

Communications

Dossier de présentation

À venir

Revue de presse partielle

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Contacts

Les Deux Mondes

Direction du développement et des tournées
diffusion@lesdeuxmondes.com

Rock Samson, directeur technique
technique@lesdeuxmondes.com, cellulaire : (514) 862-1696

Les Deux Mondes

7285, rue Chabot Montréal (Québec) H2E 2K7 Canada

Téléphone : [+1] 514.593.4417 - Télécopieur : [+1] 514.593.6329

Agent

La compagnie est représentée pour le Canada anglais, les États-Unis, l'Amérique latine, l'Asie et la région du Pacifique par :

John Lambert & Assoc., International Representation info@johnlambert.ca / www.johnlambert.ca

2141 boul. St-Joseph Est, Montréal (Québec) Canada H2H 1E6

Téléphone : [+1] 514.982.6825 - Télécopieur : [+1] 514.982.6118

Équipe de création

Lise Vaillancourt

Auteure dramatique et romancière, Lise Vaillancourt a écrit une quinzaine de pièces de théâtre. Elle s'est fait connaître avec Marie-Antoine, opus 1 (1984), Billy Strauss (1990) et un petit récit, Journal d'une obsédée (1989) tous publiés aux Herbes rouges. En 1996, elle a publié un deuxième roman, L'été des eiders, chez Leméac. Ce roman ainsi que ses pièces pour enfants, La balade de Fannie et Carcassonne (1994) et Le petit dragon (1996) lui ont valu d'être finaliste au Prix du Gouverneur général du Canada en 1996 et en 2000. Elle a aussi écrit deux pièces pour théâtre acrobatique, Lili et Moi moi moi. Ces deux pièces créées et produites par Dynamo Théâtre ont connu d'importantes tournées en Europe, en Asie, aux États-Unis, et dans l'Ouest canadien.

En avril 2001, sa pièce L'affaire Dumouchon (Duchesnes éditeur) était présentée à La Licorne dans une mise en scène de Martin Faucher. Durant la saison 2008-2009, deux de ses pièces ont été créées, Une histoire pour Édouard, mise en scène par Hélène Blanchard et produite par le Théâtre des confettis et Les exilés de la lumière, mise en scène par Geoffrey Gaquère et présentée en codiffusion avec l'Espace libre. Plusieurs fois boursière du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et du Conseil des arts du Canada (CAC), Lise Vaillancourt a été auteure en résidence au Art Studio à Banff, au Festival International des Francophonies en Limousin et à La Chartreuse de Villeneuve lez Avignon.

Dans les années 80, elle a dirigé le Théâtre Expérimental des Femmes (TEF) et participé à la fondation de l'Espace Go. Elle a également assumé la direction artistique du Théâtre de la Ville à Longueuil durant 9 ans et a ainsi contribué largement à la circulation du théâtre de création au Québec et au Canada. Elle est actuellement présidente du Centre des auteurs dramatiques.

Daniel Meilleur

Daniel Meilleur a d'abord suivi des cours de danse moderne avant d'entreprendre une formation théâtrale à l'Université du Québec à Montréal durant les années 70. Cofondateur des Deux Mondes, sa carrière se confond à celle de la compagnie puisqu'il est étroitement associé à presque toutes ses créations. D'abord comédien animateur, il joue dans douze productions des Deux Mondes, puis il signe la mise en scène de L'âge de Pierre (1978) ainsi que de Pleurer pour rire (1981-1988) qui connaît près de 600 représentations et ouvre la voie au rayonnement international de la compagnie.

Il est cocréateur de Terre promise/Terra promessa, coproduit avec le Teatro dell'Angolo de Turin (1989-2000). Initiateur du projet L'histoire de l'oie (1991-2007) de Michel Marc Bouchard, il en réalise la mise en scène. Ce spectacle connaît plus de 500 représentations dans quinze pays, où l'équipe québécoise joue en français, en anglais, en espagnol et en allemand. L'histoire de l'oie a été couronnée de nombreux prix, dont celui du Gouverneur général du Canada pour les arts de la scène en 1993. Animé d'un esprit de recherche qui le fait explorer de nouvelles voies lors de chaque entreprise théâtrale, Daniel Meilleur mène, en 1994, un ambitieux projet de cocréation entre le Ki-Yi Mbock Théâtre d'Abidjan et Les Deux Mondes où il signe conjointement avec la directrice du Ki-Yi Mbock, Werewere Liking, la mise en scène de la pièce Les nuages de terre de Daniel Danis, qui réunit une distribution internationale. En 1997, Daniel Meilleur met en scène le spectacle du chanteur-compositeur Jean-Pierre Ferland Yes l'univers ! présenté au Casino de Montréal. La même année, il obtient une bourse du Conseil des arts et des lettres du Québec qui l'amène dans plusieurs pays européens, dont l'ex-Yougoslavie, pour approfondir une réflexion sur les liens entre le théâtre et la politique.

Avec Michel Robidoux, il participe à l'idéation du drame musical Leitmotiv (1996-2005), une expérience théâtrale inusitée qui a pour point de départ une partition musicale et un environnement sonore. La production est mise en nomination par l'Académie québécoise du théâtre à titre de meilleur spectacle de la saison 1997. Quelques années plus tard, il réunit la même équipe de concepteurs dans Mémoire vive (2001-) qu'il met en scène. Ses dernières créations au sein de la compagnie, 2 191 nuits (2005-2007) et Carnets de voyages (2008-), s'inscrivent dans la poursuite, entreprise depuis plus de dix ans avec Leitmotiv, d'une intégration du multimédia au théâtre. Les tournées des Deux Mondes dans plus de trente pays et sa participation à de nombreux festivals internationaux, où la compagnie s'illustre depuis une vingtaine d'années, ont fait de Daniel Meilleur un spécialiste incontesté du théâtre, tous publics réunis.

Louise Bombardier

Originaire des Cantons de l'Est, où elle s'implique dans le théâtre, dès 1969, en tant que comédienne, Louise Bombardier entreprend des études en lettres puis en théâtre à l'Option théâtre du cégep de Saint-Hyacinthe. On a pu la voir dans une quarantaine de pièces dont Billy Strauss, Les amis, La salle des loisirs (nomination pour le Masque de la meilleure interprétation féminine), Tout va pour le mieux (nomination pour le Masque du meilleur rôle de soutien), Bain public, Je suis à toi, Les années, Pour adultes seulement, Le cours des choses, Le petit Köchel et Les reines. Elle participe également à de nombreuses séries télévisées, dont Roxy, Bob Gratton, Les Bougon, Les invincibles, Virginie, Les poupées russes, Bunker, 4 , La vie, la vie, Delirium, L'amour avec un grand A...

Parallèlement, Louise Bombardier mène une carrière d'auteure et signe de nombreuses pièces (montées par plusieurs compagnies théâtrales, dont le Théâtre du Sang Neuf, le Gyroscope et le Théâtre Petit à Petit, et toutes éditées chez Lanctôt éditeur) : Le cas rare de Carat, Dis-moi doux, Hippopotamie, Conte de Jeanne-Marc, La cité des loups, Contes-gouttes, Pension vaudou, Le champ, Ma mère chien et plusieurs autres. Elle a joué en France, au Canada anglais et au Mexique. Louise Bombardier a aussi écrit des dramatiques pour Radio-Canada, des émissions jeunesse pour la télévision, deux courts-métrages pour le cinéma et est également l'auteure de Flambant noir, un recueil de nouvelles. Auteure de l'album Petits fantômes mélancoliques, contes autistes, le texte donne lieu, en septembre 2007, à un spectacle créé au Festival international de littérature, qui est repris par la suite sous l'égide de Pigeons international. Elle est également coauteure de Contes urbains, chez Mœbius, d'Histoires de pères, aux 400 coups et de Bancs publics, chez Lanctôt éditeur.

Widemir Normil

Widemir Normil acquiert sa formation d'acteur auprès de plusieurs professeurs à la fin des années quatre-vingt et entreprend une carrière théâtrale, en 1990, dans Le réverbère de Pigeons International, sous la direction de Paula de Vasconcelos. Depuis, il a travaillé sur de nombreuses scènes et avec plusieurs metteurs en scène, dont Guillermo de Andrea (Ruy Blas), Lorraine Pintal (Vol au-dessus d'un nid de coucou), Monique Duceppe (L'expulsion de Lili Barton et Une question d'honneur), Claude Maher (Des hommes d'honneur et Bluff), Alice Ronfard (Electre Electra et Quai ouest), Claude Poissant (Le traitement), Jean Asselin (Titus Andronicus) et, tout récemment, Hélène Ducharme (Baobab). Au cinéma, on l'a entre autre vu dans L'âge de braise, 15 moments, Le dernier tunnel et Le grand départ. À la télévision, il a été chroniqueur dans les émissions C'est dans l'air et Des kiwis et des hommes, et joué dans Vice caché, Les Bougon et L'auberge du chien noir.

Émile Proulx-Cloutier

Émile Proulx-Cloutier compte plusieurs années d'expérience dans le milieu artistique lorsqu'il s'inscrit au Conservatoire d'art dramatique de Montréal (promotion 2006). Tout jeune, il a été remarqué dans les films Matusalem I et II (1993 et 1997) puis dans les séries télé Deux frères (1999-2001) et Mon meilleur ennemi (2000-2003). Au cinéma, il a participé au film de Sébastien Rose, Le banquet (2008) et il a tourné dans le premier long-métrage de Simon Lavoie, Le déserteur (2008) où il tient le rôle principal. En 2007, il a été sur les planches du Théâtre du Nouveau Monde dans Ubu Roi, mis en scène par Normand Chouinard et dans Marie Stuart au Théâtre du Rideau Vert, sous la direction d'Alexandre Marine. À la télévision, on le retrouve dans la populaire télésérie Les hauts et les bas de Sophie Paquin. En 2001, il amorce une carrière de réalisateur, avec le court métrage Petit chuchotement à l'oreille de l'univers, qui se poursuit en 2005 avec Lettre à mon arrière-arrière-arrière-petit-enfant, dans le cadre de l'exposition sur la démocratie Vox Populi au Musée de la civilisation à Québec. Papa, qu'il réalise en 2005, remporte plusieurs prix dont un Jutra pour le meilleur court/moyen métrage. Il signe la réalisation de deux courts-métrages, en 2008 : Les réfugiés et La vie commence ! ainsi qu'un documentaire, avec Anaïs Barbeau-Lavalette, intitulé Les petits géants.

Michel Robidoux

Sa démarche artistique le confirme comme un poète et un « écouteur » des sons quotidiens dont il tire un matériau musical ouvert à toutes les métamorphoses. Michel Robidoux commence sa carrière professionnelle comme musicien rock à la fin des années soixante mais est rapidement sollicité comme musicien de théâtre, notamment par Les Deux Mondes auquel il s'associe dès 1976 et dont il devient codirecteur artistique en 1989. Il participe à la plupart des productions de la compagnie dont la Vie à trois étages (1977), l'Âge de Pierre (1978), Pleurer pour rire (1981-1988), l'Umiak (1982-1987), Parasols (1987-1988) et Terre promise/Terra promessa (1989-2000), cocréée et coproduite avec le Teatro dell'Angolo de Turin et qui lui vaut, en 1989, le prix de la Meilleure conception sonore du Festival de théâtre des Amériques et le prix de l'Association québécoise des critiques de théâtre (AQCT) pour la Meilleure réalisation sonore. Trois ans plus tard, il est à nouveau mis en nomination par l'AQCT pour la Meilleure réalisation sonore, cette fois pour la musique et l'environnement sonore de l'Histoire de l'oie. En 1998, l'Académie québécoise du théâtre lui décerne un Masque pour la conception sonore de l'Histoire de l'oie. En 1994, il signe conjointement avec le musicien et percussionniste africain Boni Gnahoré la musique de scène du spectacle les Nuages de terre, une cocréation des Deux Mondes et du KiYi Mbock Théâtre d'Abidjan. Michel Robidoux a également travaillé avec d'autres compagnies québécoises, notamment avec le Théâtre de Quat'Sous, la Compagnie Jean Duceppe et le Théâtre d'Aujourd'hui. Créé en 1996 et joué jusqu'en 2005, le drame musical Leitmotiv a pour point de départ une partition sonore et musicale dont il est le compositeur et qui lui vaut, en 1998, le Masque de la Contribution spéciale pour l'originalité de sa création. Il compose ensuite la musique et l'environnement sonore de Mémoire vive (2001-), puis de 2 191 nuits (2005-2007). Dans Carnets de voyages (2008-), les sons qu'il capte lors de ses nombreuses tournées avec la compagnie servent plus que jamais de point de départ à sa composition musicale.

Yves Dubé

Depuis une vingtaine d'années, Yves Dubé participe, à divers titres, à l'univers des arts du spectacle vivant ainsi qu'à celui de l'audiovisuel, qu'il fait interagir. Membre du groupe multidisciplinaire Opéra-Fête de 1981 à 1988, il est associé de près à plusieurs des réalisations du groupe, dont le Système magistère, où il est responsable des diapositives, de la bande sonore et de la mise en scène et qui lui vaut, en 1986, le prix de la Révélation de l'année décerné par l'Association québécoise des critiques de théâtre. Yves Dubé est un collaborateur régulier de Carbone 14 (dont le Rail, Titanic, Hamlet-Machine, le Dortoir, Rivage à l'abandon, Peau, chair et os) pour lequel il réalise notamment des vidéos environnementales. Son travail de photographe de scène, où il est fort recherché, lui permet d'œuvrer avec plusieurs compagnies de théâtre, de danse et d'opéra. En 1996, il se joint à l'équipe des Deux Mondes où il partage avec Daniel Meilleur la responsabilité de l'aspect visuel de Leitmotiv. Il en conçoit la vidéo et son interactivité avec les interprètes. Cette intégration de la vidéo comme langage scénique se poursuit dans Mémoire vive (2001-) dont il est coresponsable de la production visuelle et qui lui vaut, en 2002, le Masque de la contribution spéciale décerné par l'Académie québécoise du théâtre. Dans le conte multimédiatique 2 191 nuits (2005-2007) et dans Carnets de voyages (2008-), il cumule les mêmes fonctions auxquelles s'ajoute celle de coïdéateur.

Guy Fortin

Guy Fortin a d'abord été formé à l'école d'aérotechnique du Collège Édouard-Montpetit à titre de monteur-réparateur en cellules aéronautique, avant d'obtenir un baccalauréat ès arts de l'Université du Québec à Chicoutimi. Depuis, il navigue entre ces univers où il allie un sens artistique à la conception de systèmes mécaniques. Il a tour à tour travaillé comme graphiste, sculpteur, concepteur, animateur pour le cinéma d'animation, maquettiste et a trouvé au Cirque du Soleil le lieu idéal pour mettre à contribution ses compétences et son imagination. En ateliers d'accessoires et d'effets spéciaux, il a collaboré aux productions O, Saltimbanco, La Nouba, Quidam, Dralion, Varekaï, Zumanity, Kâ, Zed et, à titre de consultant, à Corteo etLove. Il conçoit également un accessoire pour Ex Machina dans Eonnagata de Sylvie Guillem, Robert Lepage et Russell Maliphant. En 2001, Les Deux Mondes l'approche pour lui confier la conception des accessoires de Mémoire vive. L'année suivante, l'Académie québécoise du théâtre lui décerne (ainsi qu'à Yves Dubé, Michel Fordin et André Houle) le Masque de la contribution spéciale, pour la conception visuelle de ce spectacle. Cette collaboration avec la compagnie s'est poursuivie en 2005 avec 2 191 nuits où Guy Fortin conçoit et réalise les accessoires du spectacle. En 2008, il obtient une bourse du Conseil des Arts du Canada pour une résidence d'artiste avec Les Deux Mondes qui débouchera sur la création d'accessoires et d'éléments visuels pour Tout est encore possible.

Équipe de tournée

Marie-Pascale Bleau

Marie-Pascale Bleau a reçu une formation en droit à l'Université Laval et en gestion des arts à l'École des Hautes Études Commerciales de Montréal. Elle a été coordonnatrice à la production auprès de l'Orchestre Symphonique de Montréal. De 1999 à 2005, elle a fait partie de l'équipe de la Salle Pierre-Mercure où elle a occupé diverses fonctions dont celles de coordonnatrice à la production et responsable de la logistique et du service de l'accueil. Elle se voit confier la responsabilité du développement et des tournées des Deux Mondes à l'été 2005.

Devis technique

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